Présents : Fabienne, Frédérique, Gildas, Hervé, Jean-Philippe, Jean-Luc, Madeleine, Mustapaha, Philippe, Stéphane, Thierry L, Thierry S, Vincent, un carton de Pince-Nez et une boîte à masque en un seul morceau.
Répartis en 1 van et 2 voitures. ( 1 voiture pour les jeunes, 1 pour les vieux )
Le ton est donné
Vers la Rochette, j'appelle le van pour savoir où ils en sont. En échangeant nos positions, nous nous rendons compte que 300 m nous séparent. . . Une fois la course poursuite terminée, nous faisons tous une halte dans une baraque à frites où nous achetons pour certains quelques victuailles aux indigènes fort sympathiques. ( à forte tendance ploucs cela dit )
Arrivée au camping à 23h07, personne à l'accueil. Un registre fort bien tenu nous indique que le vigile vient de partir faire sa ronde et que cette dernière dure dans les 20 min... Il suffirait qu'un cambrioleur passe par là pour savoir quand aller piquer la caisse... Même pas besoin de faire une planque comme dans Asterix et les helvètes.
Bref une fois le gardien de retour, nous nous installons sur 2 emplacements mitoyens et spacieux. Une chance de les trouver car le camping est déjà bien rempli. Après 7 minutes, la tente Gildas-Philippe est montée, matelas et duvets en place. Après 45 min, et plusieurs rappels à l'ordre du gardien pour tappage nocturne, les autres tentes sont montées, et le camp est prêt à s'endormir... Vers 1h du mat
Le Lendemain, reveil et lever dans les 7h. Après un petit déjeuner copieux, arrosé entre autres de potions d'alchimistes au romarin, départ pour Marseille ! Arrivée à la pointe rouge, nous retrouvons la voiture du 2,5 ème age. C'est normal : à partir d'un certain âge, 2 nuits de camping ça fait beaucoup. Il vaut mieux faire le fanfaron en moto sous la pluie
Nous saluons nos encadrants habituels (Morgan & Greg), puis on se change, on embarque et on est parti sur une mer un peu agitée (pour la région), en direction des îles du Frioul, où nous espérons trouver quelqu'abris du vent.
Une fois sur place, plusieurs tentatives sont nécessaires pour mouiller le zodiaque : il y a du courant et du vent, résultat le bateau à tendance à dériver. Ensuite, les aspirants MEF1 se scindent pour apprendrent à installer les ateliers. Gueuse freinée d'un côté, câbles de poids contant/variable et Immersion libre de l'autre. Tout le monde se met à l'eau petit à petit et commence à travailler sur les ateliers.
Vincent et Hervé prennent en main les "débutants", et la gueuse est réglée à 15m. La visibilité est très bonne : de la surface, on peut voir les plombs à 25m et plus. . . Les vagues sont cependant génantes dans la concentration pré apnée, et il n'est pas rare de boire un peu la tasse et donc de s'y reprendre quelques fois avant de descendre... Mustapha nous fait quelques démonstrations de danse du ventre lors de ses remontées.
Pause déjeuner, tout le monde sort son casse croute. De ce côté ça a été plus light que la dernière fois
2ème partie de la journée : le temps est venu d'essayer les supers, beaux, merveilleux, inespérés, trop attendus, sublimissimes....... PINCE NEZ ! ! ! L'outil ultime de la compensation sans souci ! Chacun ajoutera son opinion personnelle sur le sujet dans la partie concernée, mais pour ma part, je trouve ces appareils fort sympathiques : Sans masque, on sent l'eau défiler contre le visage, et on a une plus grande impression de liberté. Dommage que leur durée de vie annoncée ne soit que de 2 ans . . . (en en prenant soin) N'ayant pas d'écrin en velour sous la main, j'espere que le miens tiendra
Je laisse Gildas s'exprimer au sujet de son essai de sa nouvelle Monopalme, mais je pense qu'il en est pleinement satisfait. Par contre je ne saurai trop vous dire qui a la plus grande entre lui et Jean-Phi, normalement c'est le même modèle ! ( Jean Luc arrête de sourire ! )
L'heure passe, la gueuse réglée à 31m n'a plus d'air, il est temps de partir, mais . . . Ce voilier de 18m là bas, pres des rochers : il dérive ! ! ! ALERTE ROUGE ! Chaque corps d'armée envoie son meilleur élément : Le Groupe Universel de Combat ( G.U.C. ) envoie le major Stéphane, Le Commando Polyvalent Entrainé ( C.P.E. ) envoie le colonel Hervé, et le Mercenaire indépendant vétéran Jean-Luc est le premier à sauter.
Pendant ce temps, la VHF est tirée de son compartiment dans l'espoir de contacter une eventuelle personne à bord du navire en perdition. Manque de chance : 1) Le gars dort dans son bateau 2) La radio n'a plus de batterie . . .
Les commandos montent à l'abordage du bateau, réveillent le Lord anglais qui y someillait, et parviennent à éviter la catastrophe, à grand coups de marche arrière fumante. Après quelques remerciements, le voilier dépose le commando près du zodiaque, et repart vers le large : MISSION ACCOMPLIE ! ( Cela dit, assassiner sommairement le lord et récupérer son bateau eut été une alternative somme toute plus enrichissante
Un autre bateau dérive aussi : un petit bateau de pèche à moteur. Un autre voilier vient cependant en aide aux chasseurs qui s'étaient laissés surprendre, et une deuxième intervention de la forcé d'élite n'est pas nécessaire...
La mer est agitée, et sur le trajet du retour, malgré les talents de pilote de Greg, quelques bonds ponctuent la promenande de non-santé. ainsi, Jean-Phi qui s'était courageusement placé a l'avant se prend quelques gamelles, heureusement sans gravité... si ce n'est pour la boîte à masque de Gildas. S'il vous plaît, une minute de silence.
De retour au port, on passe à coté des courses de Hors-bord bruyantes et polluantes. . . Mais quelle démo technologique :p
Une fois amarré, on décharge, on se change et on rentre au camping, le temps est venu de commander les pizzas. Cette fois ci, on est préparé à tout ! (CF Compte rendu précédent)
Après un petit verre au bar, et un petit apéro au camp, nous partons Stéphane et moi guéter le livreur à l'entrée du camping pour être bien certain que nous ne nous ferons pas subtiliser les précieuses pizzas par quelques brigands rodeurs comme ce fut probablement le cas la fois passée. Pizza aux fruits de mer, viande hachée-oignons-poivrons, jambon-champignon-fromage-oeuf. Le repas s'enchaine avec des pates cuisinées au basilic, à la bolognaise...
Nous discutâmes ensuite de moult choses, principalement reliées à l'apnée tout de même. (Est ce qu'une bouteille d'eau pleine coule ? La tirade moqueuse de Jean-Luc; Les révélations de Mado; La supériorité du GUC; L'infériorité du CPE . . . ) Sans oublier bien sur, l'aventure de Maître Vincent à la Star Apnéacademy ! Les enseignements d'Umberto Pelizzarri concernant une foule de choses sur l'apnée, le chinois qui a fait une syncope, le cercle des élèves d'élite . . .
Fatigués mais repus, nous nous couchons les têtes pleins d'images. . . Ah non pardon, c'était un coréen !
Le Lendemain, reveil et lever dans les 7h. Après un petit déjeuner copieux, arrosé entre autres de décoctions de badjane et de potions d'alchimistes au romarin, (oui oui cette phrase est un copié collé
Après avoir remis les combis mouillées de la veille (miam miam) nous voila partis à 20 noeuds vers notre destin. Une fois arrivé sur place, les premiers signes du mal de mer sont déjà apparents chez certaines personnes. (Surtout chez les filles d'Echirolles) ((Vengeance ! et ça ne fait que commencer
Les aspirants MEF1 installent les ateliers complémentaires par rapport à la veille, et le travail peut commencer. Les descentes à 25m se succèdent sur la gueuse, validation N4 oblige, et les personnes encore en état travaillent le poids constant et le poids variable sur les câbles tendus.
Lorsque le temps du départ est venu, on rembobine les câbles, on démonte la gueuse, on lève le mouillage et on pa... non
En arrivant à quelques miles du port, on croise un bateau à l'arret qui nous fait signe : le gars est en panne. Bon samaritains que nous sommes, nous le remorquons jusqu'au port.
Une fois arrivé, on décharge, on se change, et on discute avec Greg. (Merci pour le cadeau inestimable que tu nous as fait au passage, mais dont on ne peut pas parler en public, restons discret...)
C'est à ce moment que germe dans les esprits de quelques apnéistes l'idée de participer aux championnats du monde ! On a jusqu'au 24 juin pour faire nos preuves en France, ou alors pour s'exiler dans un autre pays. Le choix est fait : nous serons des apnéistes togolais ! ! !
Tout le monde grignotte, se dit au revoir, et nous repartons pour Grenoble.
Les photos seront très prochainement en ligne !
NOTE : naturellement ce compte rendu n'est ni exhaustif, ni impartial, ni exempt d'oubli(s)

