Leçon d'économie ...
Publié : jeu. 16 juil. 2009 17:02
A méditer, j'ai trouvé ça pas mal :
Ça se passe dans un village qui vit du tourisme, sauf qu'à cause de la
crise il n'y a plus de touristes. Tout le monde emprunte à tout le monde
pour survivre. Plusieurs mois passent, misérables.
Arrive enfin un touriste qui prend une chambre. Il la paie avec un billet
de 100 €. Le touriste n'est pas plutôt monté à sa chambre que l'hôtelier
court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement cent
euros. Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui
l'approvisionne en viande. Le paysan, à son tour, se dépêche d'aller
payer sa dette à la prostitué à laquelle il doit quelques passes. La prostitué
boucle la boucle en se rendant à l'hôtel pour rembourser l'hôtelier
qu'elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l'heure. Comme
elle dépose le billet de 100 € sur le comptoir, le touriste, qui venait
dire à l'hôtelier qu'il n'aimait pas sa chambre et n'en voulait plus,
ramasse son billet et disparaît.
Rien n'a été dépensé, ni gagné, ni perdu. N'empêche que plus personne
dans le village n'a de dettes. N'est-ce pas ainsi qu'on est en train de
résoudre la crise mondiale?
Ça se passe dans un village qui vit du tourisme, sauf qu'à cause de la
crise il n'y a plus de touristes. Tout le monde emprunte à tout le monde
pour survivre. Plusieurs mois passent, misérables.
Arrive enfin un touriste qui prend une chambre. Il la paie avec un billet
de 100 €. Le touriste n'est pas plutôt monté à sa chambre que l'hôtelier
court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement cent
euros. Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui
l'approvisionne en viande. Le paysan, à son tour, se dépêche d'aller
payer sa dette à la prostitué à laquelle il doit quelques passes. La prostitué
boucle la boucle en se rendant à l'hôtel pour rembourser l'hôtelier
qu'elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l'heure. Comme
elle dépose le billet de 100 € sur le comptoir, le touriste, qui venait
dire à l'hôtelier qu'il n'aimait pas sa chambre et n'en voulait plus,
ramasse son billet et disparaît.
Rien n'a été dépensé, ni gagné, ni perdu. N'empêche que plus personne
dans le village n'a de dettes. N'est-ce pas ainsi qu'on est en train de
résoudre la crise mondiale?